Chen Mei-Tsen artist
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L'ACIER / LA SOIE 

​neon, acrylic on photo-printed canvas, 2025-2017


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Born from three years of ongoing dialogue and shared reflection, this four-hands collaboration with Peter Klasen, a prominent representative of Narrative Figuration, gave rise to the L’Acier / La Soie series. Bringing together distinct cultural backgrounds, generations, sensibilities, and artistic languages, the project explores the creative potential of difference and the transformative power of artistic exchange.
Group Exhibition "A 4 Mains" at Topographie de l'Art, Paris, 2025
À 4 Mains Catalogue, Topographie de l'Art, Paris
14 novembre 2025 - 15 janvier 2026


Peter Klasen et Mei-Tsen Chen : la fusion corrosive des éléments

Renaud FAROUX
historien d'art



Dans cette grande composition à quatre mains intitulée « L’acier/La soie », à la réalité sans fard du monde métallique de Peter Klasen répond harmonieusement le dessin végétal tout en arabesque de Mei-Tsen Chen. Ils associent ainsi de façon nouvelle, inattendue et surprenante, raison et sentiment, rigueur et élasticité, réalité et imaginaire, froideur des objets et chaleur des formes.

Aux éléments iconographiques constitutifs du monde de Peter Klasen fait d’anneaux, d’attaches, de poulies, de tuyautages… qui de façon métaphorique évoquent tout ce qui nous entrave, Mei-Tsen Chen plaque sur l’ample composition d’étranges filaments transparents, des lignes de branches fossilisées comme des tentacules biomorphiques et baroques. Ainsi la démarche de Peter Klasen qui repose sur un système d’objets avec leur structure ordonnatrice, dominante, répressive et coercitive est formidablement contrebalancée et équilibrée par la liberté et l’humanité symbolisées par les formes virevoltantes de Mei-Tsen Chen. Celle-ci explique : « En tant que nomade urbaine, je survole les routes et les océans à travers les nuages qui découlent d'une cartographie métaphorique de l'énergie. Constamment connectée à mon environnement et aux autres êtres vivants, inspirée par les éléments naturels ainsi que par la recherche scientifique, mon approche oscille du microcosme au macrocosme et repose sur une esthétique du déplacement et de la trajectoire. » Peter Klasen précise : « Avec cette pièce commune nous avons voulu produire un monument significatif de la société d’aujourd’hui : une véritable cathédrale d’acier ! »

Dans son approche artistique Peter Klasen est à la fois documentaliste, sociologue, ethnologue. C’est un interprète fidèle de l’évolution de la société dans ses désirs, ses passions, ses angoisses. Depuis toujours pour rendre compte de son univers marqué par l’interdit et le danger, il passe par la production d’images photographiques. Il rend compte de la réalité par bribes, par focalisations, par découpages, par fragmentations. À chaque moment, il photographie l’évidence, comme il l’a fait avec les graffitis de New York, du mur de Berlin et ici encore à Malte dans les docks du port de Lavalette. Il s’associe avec la plasticienne Mei-Tsen Chen, et ils composent ensemble un monumental et formidable paysage maritime qui se rapproche de la série des Lost Landscape. Paradoxalement, leur double regard ne s’attache pas sur le simple univers des bateaux, des marins, de la mer… Nous ne sommes pas non plus devant une élémentaire évocation poétique du voyage et de l’ailleurs… Au contraire, cette originale association met le point sur des rameaux pétrifiés, des néons éblouissants, des pneus usagés, des maillons de chaînes rouillées, de lourds cordages abandonnés, des constructions métalliques attaquées par la corrosion, l’érosion, la désagrégation et parle ainsi de façon poétique d’un monde à la dérive, d’une planète agressée et détériorée par la pollution et la surproduction.
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Four-Hands Catalogue, Topographie de l'Art, Paris
14 November,
 2025 - 15 January, 2026


​Peter Klasen and Mei-Tsen Chen: The Corrosive Fusion of Elements

Renaud FAROUX
art historian



In this large-scale collaborative work, L’Acier / La Soie (Steel / Silk), the unvarnished reality of Peter Klasen’s metallic world harmoniously meets the vegetal, arabesque-like drawings of Mei-Tsen Chen. Together, they create an unexpected and compelling dialogue that brings into tension reason and emotion, rigor and flexibility, reality and imagination, the coldness of objects and the warmth of organic forms.

The iconographic elements that define Peter Klasen’s universe—rings, fastenings, pulleys, pipes, and industrial mechanisms—metaphorically evoke the forces that constrain and bind us. Across this vast composition, Mei-Tsen Chen overlays delicate transparent filaments and branching lines, resembling fossilized roots or biomorphic, baroque tentacles. In this way, Klasen’s artistic language, founded on systems of objects and structures that suggest order, domination, control, and constraint, is powerfully counterbalanced by the freedom and humanity embodied in Chen’s swirling organic forms. As Mei-Tsen Chen explains: “As an urban nomad, I traverse roads and oceans through clouds that emerge from a metaphorical cartography of energy. Constantly connected to my environment and to other living beings, and inspired by both natural phenomena and scientific research, my practice oscillates between the microcosm and the macrocosm, and is grounded in an aesthetic of movement and trajectory.” Peter Klasen adds: “With this collaborative work, we wanted to create a meaningful monument to contemporary society: a true cathedral of steel.”

In his artistic practice, Peter Klasen is at once a documentarian, sociologist, and ethnologist. He has long served as a keen observer of social evolution, capturing its desires, passions, and anxieties. To depict a world marked by prohibition and danger, he has consistently relied on photographic imagery. His representation of reality emerges through fragments, close-ups, cropping, and discontinuity. Throughout his career, he has photographed what is plainly visible—from the graffiti of New York and the Berlin Wall to, more recently, the dockyards of Lavalette in Malta. In collaboration with visual artist Mei-Tsen Chen, he has created a monumental maritime landscape that recalls his Lost Landscapes series. Yet paradoxically, their shared vision is not focused on ships, sailors, or the sea itself. Nor is it a simple poetic evocation of travel or distant horizons. Instead, this original collaboration draws attention to petrified branches, dazzling neon lights, worn tires, rusted chain links, abandoned ropes, and metal structures scarred by corrosion, erosion, and decay. Through these elements, the work poetically evokes a world adrift—a planet damaged by pollution, excess production, and environmental degradation.
Email: [email protected]
Facebook: 陳美岑 Chen Meitsen
Instagram: @meitsen668
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